de l’Aube et de la Haute-Marne, par l’intermédiaire de trains fret. Après leur traitement sur l’installation CEMEX, ces matériaux sont réacheminés par péniche vers l’agglomération parisienne.
Avec la participation financière de l’Etat, de la Région Île-de-France et du Conseil Général de Seine-et-Marne, RFF et CEMEX ont ainsi ouvert la voie à un partenariat qui, depuis le 7 juillet 2008 et l’ouverture des 8 premiers kilomètres de voie « active », redonne vie à la ligne Flamboin/Montereau. Cette réouverture permet de transporter 500 000 tonnes de granulats…
ce qui représente plusieurs milliers de camions en moins sur les routes d’Île-de-France.
Ce premier tronçon de 8 km ne représente qu’une étape dans un processus de revitalisation économique de la zone irriguée par cette ligne ferroviaire de 30 km en 2011 : d’autres produits, adaptés à la massification logistique comme les céréales, pourront alors accéder au transport ferré..
8 km de ligne modernisés
La remise en service de la ligne pour le fret a nécessité la mise en
place d’un vaste chantier, (qui durera jusqu’en 2011 pour couvrir les
30 km de la ligne) comprenant :
- Le remplacement massif des matériaux hors d'état (traverses, ballast)
- La remise en état des clôtures
- Le débroussaillage et l’élagage des arbres le long des voies
- Le curage des dispositifs d’assainissement (fossés)
- La remise aux normes de toute la signalisation ferroviaire
- La rénovation des ouvrages d’art
- La remise aux normes des passages à niveau
chiffres clés (pour les 8 km)
- 3 années d’études
- 1 an de travaux
- 50 personnes travaillant sur le chantier
- 4600 traverses renouvelées
- 2700 tonnes de ballast changé
- 4 ponts rails rénovés
- 4 passages à niveau remis aux normes
- 320 mètres de clôtures posés (aux passages à niveau)
Développement durable... Développement du rail
La réhabilitation de la ligne Flamboin/Montereau est exemplaire d’une approche globale de l’aménagement du territoire : le respect de l’environnement s’y conjugue avec la création de nouvelles opportunités pour le développement de l’économie.
C’est ainsi que certains réaménagements autour des voies ont été réalisés dans le cadre de chantiers d’insertion tenant compte de l’impact des travaux sur la faune et la flore, notamment en fonction des sites « Natura 2000 » (lire ci-contre).
La réactivation de la ligne ferroviaire participe aussi d’une approche responsable des modes de transport : dans le cas de CEMEX, un seul train acheminant 1 300 tonnes de granulats équivaut à 50 camions…
Moins d’énergie dépensée, moins de pollution, des déplacements plus sûrs…
D’une façon générale, et notamment en Île-de-France, où le réseau routier souffre de
saturation, l’utilisation du rail est stratégique pour le transport de marchandises. Les
bilans écologiques sont éloquents : on estime qu’un train « émet » 6 grammes de
CO2 par tonne par kilomètre parcouru, tandis qu’un camion « émet » 133 grammes
de CO2 par tonne par kilomètre parcouru !
Économie locale, l’impulsion ferroviaire
Alors que la réactivation de la ligne Flamboin/Montereau sera effective en 2011, de nouvelles pistes s’ouvrent d’ores et déjà pour l’utilisation de cette infrastructure. En effet, la capacité accrue de cette ligne sera disponible pour d’autres transports. D’ailleurs, dès à présent, RFF a été sollicité pour des trafics nouveaux.
On peut ainsi compter dans un avenir proche sur une intensification du trafic de granulats pour plusieurs entreprises, dont les matériaux proviendraient des carrières de Haute-Marne. Dans le cadre de ce dossier, la gare de Bayel a fait l'objet d'un projet de réaménagement de son plan de voies. Les granulats seraient acheminés vers la plateforme de Vernou-La Grande Paroisse, ex-site, en bordure de Seine, de la centrale thermique EDF, dont l’exploitation est aujourd’hui arrêtée.
Dans un autre registre, un trafic de céréales régulier entre Nogent-sur-Seine et les départements de l’Yonne et du Loiret est évoqué. Enfin, et à plus long terme, cette ligne réactivée pourrait constituer un itinéraire transverse Sud Île-de-France, alternatif ou complémentaire à la « Grande Ceinture ferroviaire » (ligne en rocade autour de Paris située en moyenne couronne)..
Pour en savoir plus
Le fret ferroviaire
français
40 milliards de tonnes
transportées en 2006
+ 4,1 % de trafic
en tonnes - kilomètre en 2007
Objectif du Grenelle
de l’Environnement :
+ 25 %
de part de marché des modes
non routiers en 2012
2 400 ITE (Installation
Terminale Embranchée)
dont 230 en Île-de-France
(les ITE : 80% du trafic
ferroviaire fret)
Marchés concernés :
bâtiment
(transport de matériaux),
distribution (ex : boissons),
produits agricoles, automobile,
messagerie, déchets ménagers
ou industriels…
Dossier de presse CEMEX




